Les cathédrales n’étaient pas grises : la polychromie oubliée du Moyen Âge

Dans les églises, les couleurs de l’architecture et de la sculpture ont partiellement, voire totalement, disparu. Cette perte est-elle la faute du temps ou la conséquence d’un changement de goût ?

Le sombre Moyen Âge

Le Dernier Duel (2021), film de Ridley Scott
Le Dernier Duel (2021), film de Ridley Scott

Quand j’ai regardé Le Dernier Duel, un film historique qui se déroule dans la France du XIVe siècle, j’ai été frappé par l’atmosphère : le réalisateur Ridley Scott montrait un Moyen Âge sombre, recouvert de boue et de crasse. Toujours le même cliché sur cette période.

Comme quelqu’un qui frapperait sur son écran cathodique plein de neige, l’historien Jacques Le Goff rétablit la bonne image : pour les hommes et les femmes médiévaux, « le beau, c’est le coloré et le brillant. » Le Moyen Âge presque incolore que nous contemplons, ajoute-t-il, est le produit des destructions du temps et de notre goût anachronique.

Et cet attrait se traduit dans les églises. Statues, vitraux, orfèvrerie, tentures, parements d’autel : tout concourait à la polychromie. Une sculpture nue que nous admirons aujourd’hui aurait paru à un homme du XIIIe siècle inachevée.

Depuis quelques décennies, les campagnes de restauration de cathédrales tendent à renverser ce cliché monochrome. À Chartres, à Amiens, à Senlis, à Lausanne, les portails ont été nettoyés, révélant, sous la crasse et la pollution, des traces de rouge, d’ocre, de bleu et d’or.

Lire aussi : Amiens, la plus belle cathédrale de France ?

Dans la cathédrale de Lausanne, la couleur n'a pas complètement disparu sur certaines statues-colonnes
Dans la cathédrale de Lausanne, la couleur n’a pas complètement disparu sur certaines statues-colonnes

La polychromie dans tous ses états

Mais au Moyen Âge, la polychromie ne se limite pas à donner des coups de pinceau. C’est une démarche artistique globale, qui joue sur plusieurs registres :

  • La peinture : elle recouvrait en particulier les sculptures, notamment les portails et les statues. Elle pouvait s’étendre aux murs. On pense par exemple aux églises italiennes comme la basilique d’Assise ou la chapelle Scrovegni à Padoue. La France possède néanmoins ses églises peintes de grandes scènes narratives (comme l’abbatiale Saint-Savin). Même de petites églises peuvent être entièrement couvertes de peintures murales.
La petite église peinte de Nohant-Vic (Indre), reconstituée dans la cité de l'architecture et du patrimoine
La petite église peinte de Nohant-Vic (Indre), reconstituée dans la cité de l’architecture et du patrimoine
  • Le métal. Au Moyen Âge, on juge une œuvre plus précieuse si elle se compose de plusieurs matériaux. Ainsi des statues en bois sont parfois couvertes de plaques métalliques. Plus surprenant, on sait par le témoignage d’un évêque arménien du XVe siècle que la cathédrale Notre-Dame de Paris présentait un portail principal doré partiellement à la feuille d’or.
L'émail bleu et le cuivre doré de cette œuvre du XIIIe siècle attirent l'œil (musée du Louvre)
L’émail bleu et le cuivre doré de cette œuvre du XIIIe siècle attirent l’œil (musée du Louvre)
  • Les pierres elles-mêmes. Parfois, il suffit de tirer profit de la géologie : les bâtisseurs associent des pierres de teintes différentes pour créer un effet décoratif.
La collégiale de Brioude, à l'image d'autres églises d'Auvergne ou du Velay, joue sur la polychromie des pierres à bâtir
La collégiale de Brioude, à l’image d’autres églises d’Auvergne ou du Velay, joue sur la polychromie des pierres à bâtir

Et la couleur ne s’arrête pas à la pierre. Les toitures vernissées de Bourgogne, comme aux Hospices de Beaune, scintillent au soleil. Les tapisseries et les tentures, telle celle de l’Apocalypse à Angers, décoraient les chœurs. Laissez retomber vos yeux sur le sol : quelques églises conservent leurs mosaïques ou leurs pavements colorés : tout, dans l’église, était fait pour capter la lumière et la renvoyer en couleurs.

Même le sol de la collégiale de Brioude (Haute-Loire), composé de galets, est polychrome
Même le sol de la collégiale de Brioude (Haute-Loire), composé de galets, est polychrome

Calmons tout de même l’enthousiasme que j’ai peut-être fait naître. Rien ne garantit que toutes les églises étaient peintes, et encore moins de fond en comble : pour l’affirmer, il faudrait examiner scientifiquement chacune d’elles. Au fil des analyses, on découvre d’ailleurs des exceptions, comme certains chapiteaux ou la façade de la cathédrale de Poitiers, restés sans couleur.

De l’utilité de la couleur

Dans un premier réflexe, on pense que la couleur sert à faire beau. Sans aucun doute. Mais ce serait faire l’impasse sur des choses tout aussi importantes.

D’abord, la lisibilité. Face à un portail peuplé de nombreux personnages sculptés, qui plus est, à une certaine hauteur, la couleur guidait l’œil. Elle isolait les figures du fond, hiérarchisait les scènes, aidait à reconnaître le Christ, les saints, les damnés. « La couleur est même l’élément premier pour lire et comprendre le décor sculpté », écrit Michel Pastoureau.

Portail roman de l'abbatiale de Conques (détail). Grâce à l'auvent et à un environnement peu pollué, les couleurs restent assez visibles
Portail roman de l’abbatiale de Conques (détail). Grâce à l’auvent et à un environnement peu pollué, les couleurs restent assez visibles

Ensuite, l’illusion. On peignait des colonnes pour les faire passer pour du marbre. On peignait des voûtes en bleu pour simuler le ciel. Surtout, on peignait les statues pour leur donner vie. Un cercle noir dans l’œil, le miracle se produit : le personnage semble vous regarder. Un peu d’ombre sous les paupières, du rose sur les joues, et le voilà qui s’anime.

Vierge à l'enfant en bois polychrome. Musée des Beaux-Arts de Lyon
Vierge à l’enfant en bois polychrome. Musée des Beaux-Arts de Lyon

Les fidèles étaient ravis : à leurs yeux, ces statues quasi-vivantes leur semblaient plus efficaces pour répondre à leurs prières.

Lire aussi : 10 sculptures marquantes de l’art médiéval

Cacher la vraie pierre pour imiter la pierre parfaite

Bien qu’il existe des églises peintes de scènes figurées, les peintres se contentaient plus fréquemment de recouvrir la pierre d’un enduit, puis d’y tracer au pinceau de faux joints, blancs ou rouges. Après restauration, Chartres vient notamment de retrouver ce faux-appareil. Mais on le voyait aussi à l’intérieur de la cathédrale de Noyon, de Strasbourg, de la collégiale Saint-Quiriace de Provins…

Dans la nef et le transept de la cathédrale de Chartres, les murs sont recouverts d'un enduit ocre, sur lesquels sont dessinés des joints blancs
Dans la nef et le transept de la cathédrale de Chartres, les murs sont recouverts d’un enduit ocre, sur lesquels sont dessinés des joints blancs

Peindre de fausses pierres sur un mur déjà en vraie pierre : voilà qui semble le comble du superflu. Sauf que cet enduit clair avait un avantage bien concret. Il réverbérait la lumière et faisait ressortir l’éclat des vitraux.

Lire aussi : Le vitrail : guide pour les visiteurs d’église

À partir de quelques observations, les historiens de l’art prennent conscience que même les extérieurs pouvaient être peints. Et je ne parle pas seulement des portails ou des galeries de statues. Par exemple, selon Arnaud Timbert, la cathédrale de Chartres montrait aussi un enduit couvert d’un faux-appareil à l’extérieur !

On recouvrait de couleurs des choses encore plus surprenantes. Des sculptures en ivoire ou en albâtre étaient peintes partiellement. Pourquoi cacher sous des pigments une matière qu’on a payée une fortune ? Là encore, par leur geste, les peintres insufflaient la vie aux sculptures.

Issoire, ou l’historicisme mal jugé du XIXe siècle

On a du mal à se faire à cette débauche de couleurs. Moi y compris. Je me souviens de ma visite de l’abbatiale Saint-Austremoine d’Issoire. En franchissant la porte, j’ai été perturbé par les peintures qui couvraient les murs, les chapiteaux et même les colonnes.

L'abbatiale d'Issoire (Puy-de-Dôme) surprend par ses peintures encore fraîches
L’abbatiale d’Issoire (Puy-de-Dôme) surprend par ses peintures encore fraîches

Cet intérieur bariolé ne me semblait pas médiéval. J’avais pour partie raison : il datait d’une restauration menée en 1859 par les peintres Anatole Dauvergne et Mayolidue. Cependant, l’historien de l’architecture Roland Recht prévient : ces artistes ont fait de l’historicisme, autrement dit imiter l’ancien avec du neuf. Même si ces peintres du XIXe siècle n’ont pas toujours retrouvé les couleurs exactes, leur résultat s’approche davantage de l’esthétique médiévale que ne le ferait la pierre nue. Leur travail n’est donc pas une faute de goût.

Si ce décor nous choque, c’est que nous avons été conditionnés à préférer la pierre nue.

Lire aussi : Viollet-le-Duc, le sauveur controversé des monuments français

Les chapelles de la cathédrale de Bayonne. Avec le courant historiciste, plusieurs églises ont retrouvé une parure peinte au XIXe siècle, ce qui peut nous choquer aujourd'hui
Les pimpantes chapelles de la cathédrale de Bayonne. Avec le courant historiciste, plusieurs églises ont retrouvé une parure peinte au XIXe siècle, ce qui peut nous choquer aujourd’hui

Comment nous en sommes venus à aimer le mur blanc

En déroulant la chronologie, l’historien des couleurs Michel Pastoureau pointe déjà le « chromoclasme de la Réforme ». On connaissait les protestants du XVIe siècle comme iconoclastes (c’est-à-dire contre les images) ; on les découvre aussi chromoclastes (c’est-à-dire opposés à la couleur). Les pasteurs Zwingli, Calvin, Melanchton et Luther dénonçaient les sanctuaires peints trop richement. Luther détestait en particulier le rouge, qui lui rappelait la pourpre papale.

À la même époque, intervient le grand contresens de la Renaissance et du classicisme. On regarde les ruines gréco-romaines ; on exhume les statues antiques, dont le temps et la terre avaient lavé la peinture, et l’on en conclut, à tort, que l’idéal antique était le marbre blanc immaculé. Par ricochet, la polychromie médiévale passe pour barbare : les œuvres sont décapées ou les murs badigeonnés à la chaux. Les architectes retiennent la leçon pour les nouvelles églises à construire : dans les édifices classiques, règne la blancheur.

La cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris. Seuls les drapeaux apportent de la couleur
La cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris. Seuls les drapeaux apportent de la couleur

Dans les églises anciennes, on ne cherche plus à renouveler la polychromie des statues ou des murs. On la laisse dépérir jusqu’à la disparition.

Au XXe siècle, le mouvement moderne dans l’architecture renforce la tendance vers la décoloration. Un principe s’empare des architectes : montrer le matériau nu, pierre ou béton.

Ces siècles de chromoclasme ont accouché d’un « monde en noir et blanc », explique Michel Pastoureau. Nous nous sommes habitués à voir ainsi. En dehors des vitraux, les églises contemporaines sont souvent monochromes de même que nos appareils ménagers ou nos téléphones, portables ou non, osent rarement la couleur. Quoique la tendance s’inverse.

Nous sommes borgnes face à l’art médiéval

Nous avons du mal aujourd’hui à imaginer que les façades, les murailles, les voûtes et toute l’architecture des cathédrales de beaucoup d’églises, grandes ou petites, puissent un jour avoir été neuves, intactes, bariolées, resplendissantes.

– Michel Pastoureau

Le temps de quelques nuits, certains monuments retrouvent néanmoins leurs couleurs grâce au mapping, une projection de couleurs par des lasers. Mais il faut largement faire le deuil des églises authentiques. On ne retrouvera jamais leur aspect du Moyen Âge.

Au musée des Beaux-Arts de Lille, un mapping permet de restituer les couleurs des Belles du Nord, statues de sainte Agnès et sainte Marie-Madeleine
Au musée des Beaux-Arts de Lille, un mapping permet de restituer les couleurs des Belles du Nord, statues de sainte Agnès et sainte Marie-Madeleine. Qui est prêt à accepter la version colorée dans une église ?

Quand bien même vous observez, dans un musée, une statue qui a conservé sa polychromie, dites-vous qu’il vous manquera toujours l’impression qu’en avait l’homme du Moyen Âge, lorsqu’il la découvrait dans son cadre d’origine, l’église, à la lueur tremblotante de dizaines de chandelles, dans l’air chargé d’encens.

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L’AUTEUR

Laurent Ridel

Ancien guide et historien, je vous aide à travers ce blog à décoder les églises, les châteaux forts et le Moyen Âge.

Ma recette : de la pédagogie, beaucoup d’illustrations et un brin d’humour.

Laurent Ridel

30 réponses à « Les cathédrales n’étaient pas grises : la polychromie oubliée du Moyen Âge »

  1. Avatar de HUBER Pierre
    HUBER Pierre

    Un article qui fait du bien ! Merci

  2. Avatar de Francis MARECHAL
    Francis MARECHAL

    Il existe aujourd’hui des outils numériques permettant de coloriser virtuellement ces chefs d’œuvre.
    Peut être un exercice à proposer à des étudiants…?

    1. Avatar de PAYEUR Etienne
      PAYEUR Etienne

      Bravo Laurent

      Etienne PAYEUR Commercy émission Merveilles en Lorraine RCF Lorraine Meuse

      dernière émission :
      https://www.rcf.fr/articles/culture/vadonville-entre-fonderies-et-memoire-du-bon-pere-un-village-charge-dhistoire-0

  3. Avatar de Tveiten Sandrine
    Tveiten Sandrine

    Bonjour ! Quand on voit ces mappings à Poitiers ou à Rouen, c’est magnifique, la façade de Notre Dame La Grande ou de la Cathédrale Notre-Dame prennent vie, les couleurs, comme vous le dites dans votre article, révèlent des détails cachés et donnent vie aux édifices, aux statues qui paraissent s’animer. Merci pour vos articles toujours passionnants et imagés !

  4. Avatar de Goyan
    Goyan

    Encore un article des plus plaisant merci

  5. Avatar de Bonnamy.stéphane
    Bonnamy.stéphane

    Merci Laurent pour ces belles découvertes.

    Stéphane

  6. Avatar de LAUREAU
    LAUREAU

    Un article de Maître !
    Enfin un écrit sur la polychromie des cathédrales et même si l’on pensait ne pas être ignare sur le sujet, on y apprend beaucoup de choses. Tout est énoncé avec logique et d’une façon limpide. Bravo !.

    Jean-Philippe Laureau, écrivain de l’art et de l’histoire.

  7. Avatar de Michèle Monette
    Michèle Monette

    Excellent article. Personnellement, je regrette ces murs ‘vides’ décorés à la simple vanille. Heureusement que Ste Cécile à Albi n’est pas très loin pour les friands des couleurs.
    Merci. Très cordialement

    Michèle de Toulouse

  8. Avatar de Françoise HEURION
    Françoise HEURION

    Je voulais justement vous parler de St Austremoine d’ Issoire . Un choc ! Tout ce rouge ! Alors que je finissais mon périple des basiliques romanes d’ Auvergne !
    J’ avais admiré ces églises qui conservent parfois des éléments encore colorés , comme les chapiteaux de St Nectaire , j’ aime Brioude , j’ aime toutes les vierges auvergnates , en majesté ou pas . Mais ce rouge agressif , non , je n’aime pas .
    Toujours heureuse vde vous lire , Laurent .
    Françoise de Nîmes

  9. Avatar de GIRAUD Jean de Montluçon
    GIRAUD Jean de Montluçon

    Bonjour Laurent.
    Il y a une éternité que je voulais t’écrire. Mais la paresse… Dur ! Dur !
    Ta lettre du jour (05/07) m’en donne l’occasion. Elle aborde justement des sujets dont je voulais te parler. Je suis un grand voyageur qui adore le bout du monde. Mais il m’arrive aussi de voyager pas trop loin, Espagne et Italie en l’occurrence. Alors, je t’envoie ces deux informations.
    Nous avons de amis à Zamora (Castille y Leon) et près de cette ville s’en trouve une autre qui vaut le détour : TORO.
    Il y a là une superbe cathédrale (gothique) dont le portail (sud) est dissimulé par un second portail, quelques mètres en avant. Mais pourquoi ce doublon ? Tout simplement pour protéger le portail d’origine qui possède encore (presque) toutes ses couleurs d’origine, elles aussi. Magnifique ! A ne pas rater ! Malheureusement : interdit de photographier.
    Une petite note : Toujours à proximité de Zamora, il se trouve une petite église wisigothe de style Roman archaïque. Quand on pénètre à l’intérieur, on a l’impression d’entrer dans une niche sombre. Elle est minuscule et ses quelques « fenêtres » font à peine 20 cm de large et même pas un mètre de haut. Mais quelle émotion quand on la parcourt ! Le plus difficile, c’est de réussir à mettre la main sur la dame du village qui possède la clef de la porte. Quand on y parvient, elle ouvre avec plaisir et abandonne le visiteur. On peut passer là tout le temps qu’on veut et photographier sans problème.
    Seconde information, à Venise cette fois. Une des plus grandes et plus belles églises de la Sérénissime c’est « l’Eglise des Frari ». Elle est construite en briques comme la majorité des bâtiments vénitiens. Le côté amusant, c’est qu’ils (bâtisseurs) ont crépi l’intérieur avec un enduit blanc, qu’ils ont complètement peint en « rouge brique » avant d’y dessiner soigneusement en blanc des joints réguliers pour imiter des briques. Tu vois, il n’y a pas qu’en France qu’on aimait la peinture « trompe l’œil » et redondante !
    Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que ce petit mot te sera utile.
    A la prochaine,
    Jean de Montluçon.

    1. Avatar de Laurent Ridel
      Laurent Ridel

      Merci Jean de nous signaler ces églises peu connues. L’église de près de Zomora doit être San Pedro de la Nave.

  10. Avatar de Leyri
    Leyri

    On devrait faire des églises où il n’y a plus aucune cérémonie, des lieux d’exposition et de spectacles ouvert à tout public

    1. Avatar de Florence Fortuné Ser
      Florence Fortuné Ser

      Mais toutes les églises sont ouvertes à « tout public »…! Et en plus il y a des spectacles et des concerts et des expositions même dans les églises consacrées.

  11. Avatar de Patrick Moron
    Patrick Moron

    Cher Laurent,
    Un très bel article tout en couleurs. J’ai du mal à décider si la polychromie est plus belle que la couleur naturelle de la pierre, ça dépend beaucoup des situations, pour les statues du musée de Lille, j’en resterais à la monochromie, et le mapping c’est très bien, pour rendre compte sans abimer l’œuvre. Après il y a des sites comme Sainte-Cécile à Albi qu’on n’imaginerait pas sans ses couleurs. Et le temps qui a effacé les couleurs médiévales fait aussi partie de l’œuvre, il ne faut pas toujours revenir à l’original. Merci pour cet article bien documenté avec de magnifiques photos.

  12. Avatar de Marie-Paule COLLIN
    Marie-Paule COLLIN

    Cher Monsieur Ridel
    J’attends tous ces dimanches avec impatience pour lire vos merveilleux articles. Un grand merci depuis la Belgique

  13. Avatar de Sylvie Schneider
    Sylvie Schneider

    Merci pour ces détails accompagnés de clichés.
    J’ai visité le dépôt lapidaire vaudois (madame UTZ en est la conservatrice) ; on y trouve des moulages des statues de la cathédrale peint et bruts.
    Voulez-vous quelques clichés ?

  14. Avatar de Sylvie ROLLAND
    Sylvie ROLLAND

    A chaque fois que je reviens d’Italie je trouve nos édifices religieux bien ternes : là-bas, outre nous éblouir, toutes ces couleurs, du sol au plafond, nous apprennent beaucoup sur l’homme, sur l’Homme. Bien dommage que certaines idées, au cours des siècles, nous aient privés de ce monde coloré! Toutefois, même en Italie, le « badigeon » a été utilisé…

  15. Avatar de Corynn Thymeur

    Merci beaucoup pour cet article très intéressant, Laurent.
    En Gascogne, il reste quelques églises paroissiales avec de magnifiques fresques murales intérieures, riches en couleur.
    Par exemple : l’église Saint-Laurent de Mont-d’Astarac dans le Gers.

  16. Avatar de Loève

    Il faut avoir vu les églises en Roumanie où l’extérieur en raconte autant par la peinture qu’à l’intérieur. (Sibiu par exemple)

    1. Avatar de Laurent Ridel
      Laurent Ridel

      Ces églises orthodoxes, à l’image de l’église du monastère de Voronet, sont en effet exceptionnelles.

  17. Avatar de Piere PAJOT
    Piere PAJOT

    J’ai aimé votre article, habitant Châteauroux dont l’église Saint-André vient d’être nettoyée
    Elle est maintenant toute belle, toute propre et on a envie de li rendre visite
    Je ne vous parlerai pas de Nohant-Vic tout proche de chez nous. Par contre vous devriez être intéressé par l’église de Neuvy Saint Sépulcre pas loin de là.
    Merci pour ce que vous faites.
    Moi aussi il m’arrive de faire des conférences qui devraient vous intéresser : Notre-Dame de Lorette et cette autre : Les sybilles et l’art. Deux beaux sujets…à mon avis

  18. Avatar de DUGIPÉROU
    DUGIPÉROU

    Coucou Laurent,
    Justement quand j’ai visité Notre-Dame de Paris cet hiver, j’ai été surprise par les couleurs par rapport à avant. Est-ce l’effet du nettoyage où tout a été éclairci ou la nouvelle décoration ?
    Tu vas me le confirmer.
    Merci
    Gisèle

    1. Avatar de Laurent Ridel
      Laurent Ridel

      Bonjour Gisèle. Oui les peintures des chapelles cachées sous la crasse ont été remises en valeur. C’est un des bénéfices « collatéraux » de la restauration.

  19. Avatar de Francis Dugardin
    Francis Dugardin

    Bien sûr, tu dois connaître l’église la Pommeraye à St Désir et son système astucieux d’ouverture sur appel téléphonique.
    Ne serait-il pas utile de faire connaître à tes lecteurs, les coordonnées de l’entreprise qui permet d’ouvrir sur appel téléphonique, les églises fermées?
    je peux te fournir ces renseignements si tu le souhaites.
    Merci pour ton assiduité à nous faire partager ton savoir.
    Francis Dugardin

  20. Avatar de florence
    florence

    Nous aimerions avoir ces renseignements effectivement merci. Florence du Tarn

  21. Avatar de Didier 85
    Didier 85

    Bonjour Laurent,
    Article très intéressant !
    Est-il possible de le publier en PDF ?
    Bonne journée

    1. Avatar de Laurent Ridel
      Laurent Ridel

      Bonjour Didier,

      Beaucoup d’outils existent sur Internet pour transformer un article web en PDF selon votre navigateur. Voir ici sur Google Chrome.

  22. Avatar de Deramond Damien

    Bonjour Laurent, suite à votre article très intéressant sur la polychromie des édifices religieuses, je vous invite à regarder la cathédrale Notre Dame du Ménoux dans l’Indre peinte (fresques) par M. Jorge Carrasco dans les années 70. Bien à vous

    1. Avatar de Laurent Ridel
      Laurent Ridel

      Original en effet. Merci pour ce signalement.

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