Infolettre du dimanche

En vous abonnant, vous recevrez gratuitement une infolettre chaque dimanche. Elle comprend plusieurs rubriques, qui varieront selon les semaines. Son but est de :

  • vous suggérer des lieux de voyage,
  • vous aider à comprendre l’architecture des églises et des châteaux
  • aiguiser votre regard pour trouver par vous-même les détails intéressants sur ces monuments.

Le lieu de la semaine

Saint-Aignan-sur-Cher est une petite ville médiévale dominée par son château et sa collégiale. L’église satisfera en particulier les amoureux de l’art roman, sensibles aux chapiteaux reproduisant notamment des scènes de la Bible. Une intruse s’est glissé parmi les personnages sacrés : une sirène. Après l’avoir trouvée, descendez dans la crypte : elle conserve des fresques.

Le château, en grande partie Renaissance, ne se visite pas, mais s’observe bien de la rivière.

Il appartenait à la famille des ducs de Saint-Aignan, dont l’un des représentants, Paul de Beauvillier, fut très apprécié par Louis XIV. Le roi le considérait comme “l’un des plus sages hommes de la cour et de mon royaume”. Cette faveur royale explique que Louis XIV le choisit comme gouverneur de son petit-fils, le jeune duc de Bourgogne. Ce dernier était destiné à succéder à Louis XIV sur le trône. Mais le prometteur prince mourut en 1712, avant son increvable grand-père. Même le duc Paul de Beauvillier ne survécut pas au roi malgré son plus jeune âge.

Vous m’avez posé la question

Anne : En visitant une petite chapelle près de Doué-la-Fontaine (49) nous avons trouvé sur l’autel ce motif à l’intérieur d’un triangle. Pouvez-vous m’en donner la traduction ?

Moi : Les caractères sont en hébreu. Transcrits dans notre alphabet, ils donnent YHWH. Soit le nom de Dieu. Au XVIIIe siècle, ces caractères sont assez courants sur les autels ou sur les retables. Ne croyez pas que je maîtrise l’hébreu. Simplement, je me suis posé la même question que vous et j’ai fini difficilement par trouver la réponse.

Le mot de la semaine

Dans une église, la nef est l’espace compris entre la façade principale et le chœur (ou le transept s’il y en a un). Les fidèles s’y rassemblent. La nef peut être subdivisée en plusieurs vaisseaux longitudinaux par des rangées de colonnes ou de piliers. Pourquoi cette partition ? C’est un héritage des premières églises chrétiennes dont le plan s’inspirait des basiliques civiles romaines. Je parle de cette filiation dans cet article.

Le plan en 3 vaisseaux est courant dans les églises : un vaisseau central et deux bas-côtés.

Particulièrement larges, la cathédrale de Paris et la basilique Saint-Sernin de Toulouse proposent toutefois une nef à 5 vaisseaux. Le record appartient à la cathédrale d’Anvers et ses 7 vaisseaux. Une autoroute !

L’image humoristique de la semaine

Au début du XIXe siècle, le curé de Saint-Savin-sur-Gartempe (Vienne) confie la restauration des remarques fresques romanes de son église à un peintre peu expérimenté. Dans la scène ci-dessous, l’artiste ne comprend pas qu’il a affaire à Dieu présentant Ève à Adam. Il affuble la femme à gauche d’une barbe, croyant à un homme. Le maladroit restaurateur est donc à l’origine du premier transgenre de l’histoire de l’art chrétien ! Adam, à droite, a dû en être dépité.


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Laurent Ridel, historien

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